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Quelques conseils de méthodologie en HLP

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Publié le 15/03/2026 à 12:00 dans Méthodologie

Méthodologie HLP PHILOSOPHIE (Quelques repères)

L’épreuve de HLP en terminale dure 4h, 2h pour la philosophie, deux heures pour les lettres (à vous de bien respecter cette répartition du temps lors de l’épreuve). Une bonne copie fait en moyenne deux copies doubles, donc une copie double pour la philosophie, une autre pour les lettres. Concernant la gestion du temps, on peut passer une demi-heure au brouillon et une heure trente au propre. Il s’agit d’une épreuve portant sur un texte qui donne lieu à une question d’interprétation (analyse d’un texte à partir d’une question) et à un essai (réflexion personnelle à partir d’une autre question). De là, deux possibilités : soit il s’agit d’un texte littéraire et d’une question d’interprétation littéraire, suivi d’un essai philosophique, soit il s’agit d’un texte philosophique et d’une question d’interprétation philosophique, suivi d’un essai littéraire. L’idée est donc de dissocier la démarche littéraire et la démarche philosophique mais les disciplines ne sont pas évidemment pas cloisonnées et on peut aussi utiliser des références littéraires pour traiter une question philosophique ou des références philosophiques pour traiter une question littéraire.

La question d’interprétation philosophique.

On ne demande pas de faire une mini-explication de texte en suivant la méthode prévue pour l’épreuve de philosophie de tronc commun. Il ne s’agit pas d’expliquer le texte ligne par ligne ou globalement dans sa totalité. Il s’agit de répondre à une question précise, qui va porter sur l’aspect philosophique du texte, à savoir ses concepts et son argumentation. On doit uniquement chercher à expliquer dans le texte ce qui permet de répondre à la question posée, afin d’éviter le hors-sujet. Donc n’essayez pas de faire une analyse complète du texte mais partez de la question posée pour montrer ce qui dans le texte fait écho à cette question. On sera bien entendu attentif aux connecteurs logiques (mais, donc, or…) pour repérer et expliciter la structure logique du texte dans son ensemble mais il faut surtout bien voir ce qui dans le texte permet de répondre à la question.

Vous pouvez suivra la méthode intro -développement conclusion. Il faut en effet que la réponse soit organisée en parties et en paragraphes, et que l’explication progresse. Il faut commencer par (1) une courte introduction qui présente le texte et rappelle la question posée (montrez pour quelle raison cette question se pose), puis (2) vous rédigerez ensuite un développement composé de quelques parties et sous parties (paragraphes) qui montrent ce que dit le texte et comment il le fait (c’est-à-dire son argumentation) en étant attentif aux détails du texte (illustrations ou exemples), et (3) une courte conclusion qui répond précisément à la question posée. Il faudra régulièrement citer le texte pour justifier ce qu’on avance, en privilégiant des citations courtes (des groupes de mots, pas des phrases entières), en indiquant les lignes entre parenthèses.

Rappel : évitez les formules répétitives du style « l’auteur dit que » ; évitez le « on » ; dites plutôt « nous pouvons considérer que ». Attention à ne pas restituer le texte dans ses éléments sans chercher à montrer sa logique : il est toujours important d’avoir un fil conducteur dans votre raisonnement et ne pas découper le texte en tranches sans montrer le lien qui existe entre les différents éléments du texte. Par ailleurs, on peut redire ici qu’il fait toujours expliquer les idées du texte d’abord et le citer seulement après (et non l’inverse). N’hésitez pas, si cela est possible, à apporter vos connaissances et votre propre éclairage par rapport à ce qui est dit dans le texte : ici aussi on peut se pas rester limiter à ce que dit le texte mais utiliser sa culture pour montrer à son correcteur que l’on a travaillé dans l’année. Dans tout les cas, évitez la paraphrase et n’abusez pas des citations trop longues qui masquent un défaut d’apport de connaissances de votre part.

L’essai philosophique.

Même si cet exercice prend la forme d'une question qui ressemble à un sujet de dissertation, on ne demande pas de faire une mini dissertation en suivant la méthode de l’épreuve de philosophie de tronc commun. Il s’agit d’une question qui est liée au texte et on devra donc s’aider du texte et de vos connaissances personnelles pour y répondre. On ne demande pas obligatoirement un plan en trois parties (mais c’est possible) avec des transitions, comme pour la dissertation de tronc commun. Aucun plan-type n’est imposé, mais il faut qu’il y ait un plan, donc que la réponse à la question soit articulée en parties et en plusieurs paragraphes. On peut ne donner qu’une seule réponse à la question avec des paragraphes qui argumentent l’un après l’autre (plan non dialectique). On peut aussi examiner plusieurs réponses possibles à la question, plusieurs points de vue possibles en prenant position sur le sujet si vous pensez que cela est possible.

Il ne s’agit pas d’une épreuve de récitation de cours. La question posée doit d’abord être pensée en elle-même mais vous pouvez faire usage de vos connaissances personnelles si elles apportent un éclairage sur le sujet. Il ne faudra donc sélectionner dans les éléments que vous allez apporter que ce qui est pertinent pour répondre à la question, et ainsi éviter le hors-sujet.

Il faut commencer par (1) une courte introduction qui rappelle la question posée et montre ce qui fait problème, puis (2) quelques paragraphes (pas forcément trois) qui cherchent à répondre à la question grâce à des arguments, des exemples, des références philosophiques ou littéraires, et (3) une courte conclusion qui répond précisément à la question posée.

Dans tous les cas, soignez l’expression écrite et soyez attentifs à l’orthographe. Gardez un temps de relecture pour corriger vos fautes dans tous les cas car les problèmes de maîtrise de l’écrit sont aussi un élément d’évaluation.

Article écrit par Éric Chevet